Affichage des articles dont le libellé est Feanolis. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Feanolis. Afficher tous les articles

lundi 10 avril 2017

Réécriture Royaume De Feanolis : Chapitre 1 - Tome 1 La cité d'Apsonia


Chapitre 1
            L’interminable journée d’école s’acheva dans un soupir général. Les deux amies quittèrent rapidement le bâtiment. Anna avait dans la tête une nouvelle lubie : manger une glace.
La perspective d’aller dans un lieu public était toujours une épreuve pour Ilyana, pourtant, elle ne pouvait rien refuser à Anna. Est-ce que tout le monde avait eu la même idée que sa meilleure amie ? Sans doute, oui.
           Une foule d’adolescents faisait déjà la queue chez le glacier, se prêtant à leur jeu favori : le choix des parfums.
—Anna, tu ne crois pas que…
Ilyana se tut lorsqu’elle remarqua déjà sa camarade dans la file d’attente. Elle soupira.
—Va réserver une table, s’exclama Anna.
Elle accepta volontiers. Les regards perçants de ses congénères lui donnaient des frissons. Son angoisse prit le dessus un bref instant puis les murmures et rires gras l’agacèrent et elle sentit ses yeux se réchauffer, prenant la couleur d’un brasier. Elle les dévisagea à tour de rôle, les imaginant prendre feu. Un sourire sardonique naquit sur ses lèvres.
—Ily !
La jeune fille sursauta et prit conscience de ses sombres pensées. Elle déglutit et fit demi-tour, cherchant une table à l’extérieur. Malheureusement, aucune n’était libre alors elle se cala derrière le bâtiment de brique et attendit qu’Anna sorte. Un groupe s’esclaffa non loin d’elle et elle s’empressa de mettre en marche son lecteur Mp3, ses écouteurs bien enfoncés dans les oreilles.
            Une dizaine de minutes plus tard, sa meilleure amie quittait la boutique et elle la rejoignit après avoir rangé son appareil.
—Mais tu étais où ?
Devant le peu d’éloquence d’Ilyana, Anna préféra lui donner son cornet, assorti de ses parfums préférés : menthe et chocolat. La jeune fille lui adressa un large sourire et Anna glissa sa main dans la sienne lui proposant d’aller au parc.
—Goudou, s’écria un garçon roux.
—T’es jaloux car j’ai « pécho » et pas toi, se moqua Anna.
Les amis du garçon pouffèrent et les deux filles en profitèrent pour partir.
—Tu as vu Emilie, elle doit encore être derrière tout ça.
Ilyana hocha la tête. Oui, Emilie était la pire des vipères du lycée, cela ne serait pas étonnant qu’elle soit l’instigatrice des continuelles brimades subies par Ilyana. Les deux camarades arrivèrent rapidement au parc. Celui-ci était déjà rempli de rires d’enfants, d’aboiements et Ilyana retrouva sa sérénité. C’était un vieux parc, les bancs avaient perdu de leur couleur, les buissons n’étaient pas toujours entretenus, pourtant Ilyana adorait ce lieu. Bien qu’elle ne retire jamais ses lunettes, elle baissait en revanche volontiers sa capuche, laissant ses cheveux d’ébène virevolter au gré du vent. Anna s’installa sur un banc et en profita pour observer Ilyana. Elle rayonnait littéralement dans la lumière du soleil. C’était une beauté sauvage, tout cela émanait uniquement d’elle. Anna remerciait chaque jour le ciel de lui avoir accordé l’amitié d’Ilyana. Elle était un être à part, un ange descendu sur Terre qu’elle s’était donné pour but de protéger, de guider afin de lui retirer ses chaînes. Elle se rappela son enfance, sa rencontre avec Ilyana. Elle pleurait car une fillette lui avait lancé du sable dans les yeux. Elle l’avait alors vu, ce petit papillon blessé, mais si beau et d’un geste, elle avait imposé sa place à ses côtés, poussant la vilaine gamine pour aider celle qui deviendrait son amie.
Elle avait croisé ses yeux magnifiques et sa vie avait basculé. Son univers avait un seul nom : Ilyana. Anna était tombée amoureuse dès la minute où ses iris dorés s’étaient posés sur elle. A ce moment précis, Ilyana était devenue son âme sœur. Anna avait une attirance pour les garçons, elle craquait même souvent sur les acteurs de séries. Elle voulait se marier et fonder une famille, comme Madame tout le monde. Pourtant, si elle devait choisir entre cette vie et Ilyana, elle choisirait son amie. Ilyana l’avait envoûtée. Sorcière ou non, peu importe ! Son destin était lié au sien.

            Ce fut lorsque le soleil disparut dans le ciel que les amies arrivèrent dans la rue adjacente à celle d’Ilyana. La bonne humeur contagieuse d’Anna avait permis à la jeune fille de retirer ses lunettes et sa capuche. Elles se séparèrent sur le perron. Granny l’accueillit avec un froncement de sourcil.
—Ilyana, tu as un portable pour l’amour de Dieu !
Elle s’excusa et la vieille femme se calma, l’invitant à se restaurer.

—Tu as passé une bonne journée ?
Ilyana posa sa fourchette et grimaça en opinant du chef.
—Des problèmes ?
Elle observa sa grand-mère et sentit une boule se former dans sa gorge. Elle n’osait jamais lui parler de tout ce qu’elle vivait au quotidien et préféra formuler un mensonge éhonté.
—Un contrôle raté.
La femme ne la lâcha pas des yeux et Ilyana feignit soudain un intérêt profond pour son blanc de poulet.
—Ilyana, ma chérie, tu sais que…
—Ça va. Granny, je sais que je suis différente… Et que tu t’inquiètes pour moi, mais je t’assure, tout va bien.
Elle inclina la tête, en souriant.
—Tu me rappelles ta mère. Elle était si brave, si…
—Parle-moi de mes parents, Granny, quémanda l’adolescente, les yeux brillants.
La vieille dame grimaça.
—Ta mère était…
—Non, pas maman. Tu m’en parles si souvent, je sais que c’était ta fille. Mais, mon père, comment était-il ?
L’attitude de sa grand-mère changea subitement et elle rétorqua en se levant pour ranger le plat :
—Il était… Oh Ilyana, on peut en parler demain ?
—Mais…
—Je suis fatiguée, s’il-te-plaît, mon enfant, ajouta-t-elle en posant le dessert sur la table.
—Tu ne l’aimais pas, n’est-ce pas ?
Granny soupira mais secoua la tête.
—Il avait ses défauts, ses convictions… Mais tu étais tout pour lui.
Ilyana cligna des yeux, surprise et Granny en profita pour lui demander son assiette.
—J’ai fait une île flottante, dit-elle, souriante.
La conversation s’arrêta avec le dessert. Ilyana aida sa grand-mère à débarrasser puis monta dans sa chambre faire ses devoirs.
La jeune fille soupira en s’allongeant sur son lit. Elle détestait vraiment les mathématiques. Elle resta à fixer son plafond un instant puis se remit à ses études. Les cours l’ennuyaient, elle était brillante et faisait tout pour avoir de bons résultats car grâce à cela, elle avait pour objectif de demander une bourse à l’étranger. Ilyana voulait quitter le pays, partir loin dans un endroit où personne ne la jugerait pour sa différence.
Il devait bien y avoir un lieu comme cela, où elle serait enfin libre…
Une larme quitta sa joue et elle l’essuya. L’inconnu la terrifiait, mais elle n’imaginait pas finir ses jours ici. Ses yeux prirent la couleur du cristal, brillant d’une intensité folle.
—Y a-t-il vraiment une place pour moi dans ce monde ?
Elle en doutait et parfois, elle enviait les aveugles, ne plus les voir, ne plus ressentir leur haine, leur dégoût à chaque coup d’œil… Bientôt seize ans et elle était déjà épuisée de la vie, de cette vie. D’un geste, elle pourrait se séparer de son problème, mais elle était incapable de se mutiler et puis, à quoi bon ? Le mal était déjà fait et cela ne ferait qu’empirer si elle commettait l’irréparable…
Ilyana ferma les yeux et laissa son esprit vagabonder dans les limbes…
Allait-elle revoir la lumière ? Ses rêves étaient si vivaces depuis six mois. Enfant, elle se souvenait de cette lueur, mais alors une personne l’en écartait. Etait-ce sa mère ? Sans doute. Elle n’avait jamais vu son visage. Il n’y avait aucune photo d’elle dans la maison. Granny devait sans doute trouver cela plus simple pour faire son deuil. Elle lui en voulait un peu de la priver de l’image de sa mère. Elle lui disait souvent qu’elle lui ressemblait. Ilyana connaissait juste son prénom : Samiya.
Avait-elle le même handicap ? Non, impossible, sa mère était quelqu’un de normal, c’était certain.

Je sens la pluie sur mon visage alors que mes yeux s’ouvrent lentement. Je fixe l’horizon, souriante. Je suis de retour dans cette forêt. Je ris puis danse sous le manteau d’eau, ma robe me colle à la peau. Je n’en n’ai cure. Les gouttes tombent sur moi, je perçois juste le clapotis de mes pieds nus sur l’herbe mouillée. Je me sens libérée, rassérénée. La pluie disparaît soudain, le soleil monte au zénith et une voix murmure mon prénom :
—Ilyana.
Je fais volte-face et la remarque au lointain, la lueur, MA lueur.
—J’arrive ! Ouvre-moi ton monde, je t’en prie, supplié-je, en faisant un pas.
Je suis obligée de fermer mes paupières tant la clarté est intense et j’avance à l’aveugle. La voix crée une douce mélopée à mes oreilles et malgré l’obscurité qui m’engloutit, je distingue clairement le chemin.
 —On se connaît, toi et moi, pas vrai ?
L’éclat m’enveloppe de ses rayons et mon corps frissonnant se réchauffe. Mon cœur bat la chamade, je tente d’ouvrir les yeux mais renonce rapidement. J’avance plus vite, avec précipitation. Cependant, mes pieds se font lourds et j’ai du mal à continuer. J’ai beau lutter, ils sont rivés au sol, s’enfonçant progressivement dans la terre.
—Ilyana…
Le vent s’abat sur moi, me frappe au visage. La plaie refait son apparition. Le souffle me glace, je suis gelée. Mon corps perd toute vivacité et je glisse à genoux, incapable du moindre mouvement. Je fixe la lumière devant moi. Son intensité s’est réduite de moitié.
—Pitié, laissez-moi tranquille !
Une nouvelle bourrasque me gifle et le sang se répand sur ma joue. Mes prunelles ne lâchent plus la lueur. Impuissante, je sens mes iris devenir plus sombres et mon corps s’emplit à nouveau d’une douce chaleur. Mes membres se libèrent. Je rampe dans la boue, la rage au cœur. L’arbre devant moi tangue et j’ai à peine le temps de voir la branche qui s’abat sur ma tête. L’obscurité m’envahit.

Ilyana ouvrit les yeux et observa son lit au-dessus d’elle. Elle était tombée du matelas, sur le sol. Elle se massa le crâne et fronça les sourcils. Sa main rencontra des mèches mouillées… La jeune fille se releva d’un bond et fila vers la salle de bain. Son regard accrocha le reflet dans le miroir. Sa joue saignait un peu, ses cheveux étaient trempés. Ses iris prirent une teinte dorée alors qu’elle passait inlassablement les doigts dans ses boucles brunes… La forêt, la lueur, tout cela était réel !
Le tonnerre retentit. Ilyana quitta la pièce pour aller à la fenêtre. Il pleuvait.
—Impossible, j’étais dans ma chambre, s’exclama-t-elle, choquée.
Elle courut à nouveau vers le miroir.
—S’il-te-plaît, dis-moi que je n’ai pas rêvé !

Ilyana se sentit soudain comme hypnotisée par ses yeux dorés et son corps se figea lorsqu’elle entendit un chuchotement semblant provenir de la glace. Elle tendit le bras et lorsque ses doigts touchèrent son reflet, le miroir se brisa en deux. Elle sursauta et fit un pas en arrière. Une jeune fille identique, vêtue d’une robe blanche, mais aux yeux couleur d’encre lui faisait à présent face. Elle lui adressa un sourire et posa un doigt contre ses lèvres avant de s’évaporer. Le miroir était de nouveau intact et Ilyana reconnut son débardeur et son jean. Elle déglutit, secoua la tête et retourna dans son lit. Elle devait être si fatiguée que son esprit lui jouait des tours.


jeudi 2 février 2017

Prologue Nouvelle version : Royaume de Feanolis - Tome 1 la Cité d'Apsonia


Prologue
         Je tournoie sur moi-même en riant aux éclats, des flocons tombent sur moi m’enveloppant d’un manteau blanc. Je n’ai pas froid.
Suis-je en train de rêver ? Probablement.
Pieds nus, je marche sur le sol enneigé. Des brins d’herbe gelés glissent sous mes orteils. Je sens les rayons de la lune qui me réchauffent.
—Ilyana ?
C’est un murmure que je perçois dans la nuit noire. Qui m’appelle ?
Une bourrasque me frappe au visage. Brusquement, d’épaisses boules blanches et tranchantes m’encerclent, je suis gelée et le sang glisse sur mes avant-bras. Je supplie mère nature pour que cela s’arrête, tentant faiblement de me protéger de mes mains. Les épines insidieuses griffent, déchirent ma peau.
—Ilyana ?
C’est le souffle du vent qui me parle, me guide et me libère de ce cauchemar. Les perles glacées tourbillonnent autour de moi, me caressant. Je ne suis plus leur prisonnière.
—Ilyana ?
La voix devient plus forte. Je fais volte-face, mon regard s’attardant sur une lueur. Elle brille, elle m’éblouit, mais aussi m’attire irrésistiblement…
La main tendue en avant, je progresse à pas feutrés vers ce halo de lumière. Cet endroit m’est si familier, c’est étrange, mais je le sais, je le ressens : cet éclat est mon salut.
La neige forme un tapis blanc sur lequel je pose mes pieds. Elle aussi, elle sait que mon destin est lié à cette lueur. Elle m’indique à sa façon le chemin. Je ne marche plus, je flotte comme aspirée vers cette étincelle lumineuse. Je peux presque la toucher car malgré la distance qui nous sépare, mon âme lui appartient déjà. Il ne manque plus que mon corps pour établir le contact final.
—Ilyana.
—J’arrive, répondé-je à son appel désespéré.
Comme pour m’encourager, elle brille avec plus d’insistance. La délivrance est à ma portée, la distance a miraculeusement disparu entre nous. Je tends le bras et….

DRIIINNNGGGGG

Ilyana cacha sa tête dans l’oreiller en marmonnant.
—Ilyana, ma chérie, c’est l’heure !
La dure réalité la frappa à nouveau. Ce n’était qu’un rêve. Non, pardon, CE rêve ! Il la hantait si souvent ces derniers temps.
La jeune fille se redressa et fixa ses mains. Elle avait encore l’impression de ressentir la chaleur produite par cet éclat. Elle secoua la tête, elle était encore endormie, voilà tout.
Ilyana partit se préparer, elle ouvrit sa commode et sortit ses habituels vêtements : un sweat à capuche et un jean. Elle soupira, souhaitant se recoucher et appréhendant déjà la journée à venir.
—Et c’est reparti pour un tour…

Ilyana prit tout son temps, mais fut rappelée à l’ordre par une voix à l’étage inférieur.
Elle descendit le long escalier de chêne et sauta les deux dernières marches. Une habitude qu’elle avait prise.
—Tu vas arriver en retard un de ces matins, ma chérie.
La jeune lycéenne leva la tête vers sa grand-mère. L’usuel sermon ! Une routine qu’elle entendait chaque jour avant de partir. Elle ne dit mot, se servit un bol de lait et des tartines qu’elle mangea en silence. Toutefois, elle sentait le regard de la vieille femme sur elle, la scrutant. Elle soupira.
—Granny, ce serait sympa ! Imagine un peu : un jour, un retard et l’autre, je suis à l’heure ! Il faut casser la routine, tu le dis toi-même.
Elle analysa l’expression de sa grand-mère puis ajouta :
—Ma vie serait plus intéressante ainsi…
Granny s’approcha et repoussa une mèche de son visage. Une douleur pointa dans la poitrine de l’adolescente.
—Tu as beaucoup d’années devant toi, Ilyana. Tu es libre de choisir, ne l’oublie pas.
Parfois, lorsque sa grand-mère lui parlait, Ilyana avait la sensation qu’elle lui délivrait un autre message. Cependant, elle n’avait jamais osé la questionner sur le sujet. La jeune fille lui adressa un simple sourire, l’embrassa et termina son petit-déjeuner.
Granny se mit à lui raconter les nouveaux cancans du quartier. La vieille femme était tout ce qu’il lui restait. Ses parents étaient morts dans un accident de la route alors qu’elle n’était qu’un bébé. Granny l’avait élevée comme sa fille. Ilyana l’aimait plus que tout, pourtant elle ne pouvait se résoudre à lui faire pleinement confiance. Elle sentait qu’elle lui cachait quelque chose. Et puis, malgré tout l’amour que lui portait sa grand-mère, Ilyana aurait souhaité mourir avec ses parents. Elle, si différente…

La jeune fille regarda le soleil éclatant, il brillait avec intensité. Elle sortit ses indispensables lunettes noires. L’accessoire, sa seule protection, faisait presque partie d’elle. Elle les plaça sur son nez puis rabattit la capuche de son sweat. Lui aussi la préservait…
Elle monta dans le bus, la boule au ventre.
Comme toujours alors qu’elle franchissait les portes, chaque lycéen la dévisagea. Elle passa sa carte sur le lecteur et hésita à dire « bonjour » au conducteur. Il semblait aussi terrifié que les autres. Les « autres », ses semblables, paraît-il…
Un rictus apparut sur ses lèvres alors qu’elle s’éloignait dans le fond. Tout le monde s’écarta  sur son passage. Ils l’observaient avec effroi pour la plupart, mais dès qu’elle les dépassait, elle les entendait. Elle percevait leurs mots si durs…
Enfant, ils l’avaient blessée plus que de raison. Elle, si innocente de nature, désirant simplement se faire des amis… Aujourd’hui, la plaie dans son cœur avait cicatrisé, mais cela ne l’empêchait pas de ressentir un léger pincement lorsque commentaires et autres brimades parvenaient à ses oreilles…
—Ilyyyy !
Son expression se métamorphosa. Oubliées les paroles acerbes des badauds, seule la main folle d’Anna, sa meilleure amie, avait désormais de l’importance. Elle était son unique amie. Parfois, elle se demandait pourquoi Anna l’avait choisie, elle…
Ilyana lui adressa un signe de la main avant de la rejoindre à leurs places habituelles.
—Il fait beau, tu ne trouves pas ? s’exclama son amie, enjouée.
—Comme chaque jour, Anna…Comme chaque jour.
—Pff, rabat-joie !
Elle lui donna une pichenette sur le front et ajouta :
—A croire que tu souhaiterais la pluie !
—Pluie, neige, vent ! Peu m’importe tant que cela détourne leur attention de moi.
Ilyana sentait encore leurs regards pesants sur elle et cela l’oppressa…
Elle enfonça un peu plus la capuche sur son crâne. Combien de fois l’avaient-ils traitée de sorcière ? Croyaient-ils vraiment qu’elle pouvait leur jeter un sort ?
—En te cachant, tu attires davantage l’attention, Ily !
Anna ponctua son affirmation en lui découvrant la tête. Ilyana la réprimanda avant de remettre sa capuche en place. Bien évidemment, cet intermède n’échappa pas aux autres occupants du bus et Ilyana maudit son amie en silence. Un bref instant, du moins, on ne pouvait jamais en vouloir éternellement à Anna. La jeune fille pinça les lèvres et posa une main sur la sienne. Ilyana leva les yeux vers elle, Anna sourit puis sans crier gare, lui retira ses lunettes. La lycéenne observa intensément la jeune fille.
—Oh, Ily, tu es si jolie. Tu n’es pas différente de nous, de moi, assura-t-elle, bouleversée.
—Mais je le suis, Anna.
Ses yeux se firent plus sombres et sa camarade n’esquissa aucun mouvement quand elle lui reprit ses lunettes.
—Pas pour moi, dit-elle dans un murmure, sa main pressant la sienne.
Ilyana serra ses doigts et Anna afficha une mine plus réjouie. Cela la réconforta et elle commença à lui raconter son week-end.
La jeune fille s’efforça de l’écouter. Anna était si différente d’elle, si parfaite, si belle, si normale…
Elle était petite mais bien proportionnée. Son visage ressemblait à celui d’une poupée de cire, les joues bien rouges et quelques taches de rousseur sur son nez fin. Sa chevelure flamboyante était aussi ardente que l’étincelle dans ses iris. Anna était son arc-en-ciel sous un ciel gris, une mélodie couvrant le tonnerre, un flocon duveteux dans la tempête de neige. Elle l’aimait plus que tout, néanmoins, elle l’enviait d’être si libre…
Ilyana était l’opposé de la jeune rouquine : très grande pour son âge, de longs cheveux d’un noir de jais. Pas étonnant avec un tel physique que tout le monde la voie comme une sorcière… Sa différence n’aidait pas non plus. Anna l’adorait, la lui enviait, et Ilyana la lui aurait volontiers cédée.
                   Peut-être que sans cette aberration, ils l’auraient considérée comme un être humain ? Elle était certaine que même Quasimodo et sa difformité n’avaient pas ressenti cela…

Le bus s’arrêta et Anna s’emparait déjà de la main d’Ilyana, l’entraînant presque en courant en direction du lycée. Elle manqua de trébucher, mais se rattrapa. Hors de question de se donner à nouveau en spectacle !
Sa meilleure amie poussa la porte des toilettes des filles. Par chance, la pièce était vide. Ilyana souffla un bon coup. Les endroits clos la sécurisaient bien plus que le véhicule scolaire. Elle n’empêcha pas Anna de lui retirer ses lunettes de soleil, cette fois.
La luminosité éblouit la jeune fille qui porta une main en visière sur son front. Anna ne la laissa pas agir bien longtemps et l’écarta sans ménagement. La lycéenne poussa Ilyana face au miroir et déclara, souriante :
—Ose le nier, Ily, mais tu es belle.
Elle ne dit rien, trop habituée au « rituel » de sa camarade. Anna espérait à la longue que cela la libèrerait… C’était impossible. Ilyana s’observa dans la glace et les vit. Ses yeux si anormaux, sa différence qui causait tant de peur aux autres, et tant de chagrin pour elle…
Comment de simples iris pouvaient-ils être la source de tant de peine ? Pourquoi tout le monde devait-il fuir face à elle ?
—Oh, Ily, comme je t’envie.
Anna avait murmuré ces mots si douloureux à ses oreilles. L’envier ? Elle ne la comprendrait jamais. Son amie s’installa sur le rebord du lavabo et la fixa de ses yeux pétillants d’admiration. Ilyana passa une main sur son visage.
Parfois, elle avait la sensation que le miroir la regardait avec des yeux envoûtants, si effrayants.
—Couleur océan, waouh ! s’exclama Anna.
Elle soupira.
—Non, Ily, pas le gris ! Allez, souris un peu.
Elle tourna la tête vers Anna et ses yeux si beaux la rassérénèrent. Elle sentit alors les siens prendre une autre couleur.
—Doré.
Ilyana opina du chef et Anna éclata de rire, parlant de la valeur de ces iris et combien on voudrait les acheter sur eBay ! Même si l’idée était invraisemblable, elle l’écouta, le cœur réchauffé.
Anna était la seule qui pouvait la regarder ainsi, avec tendresse et adoration. Pendant ce court laps de temps, elle se sentait comme quelqu’un de normal.
Le jeu des couleurs perdura. Anna usa de stratagèmes permettant à Ilyana de ressentir diverses émotions. La colère les rendait rouges ou noirs, au calme c’était le vert qui prédominait. Ses états d’âmes étaient la cause des changements constants dans son regard.
Granny disait que c’était un don de Dieu. Il avait une drôle de façon de la « choyer », elle voyait plus cela comme une punition.
Etait-ce son fardeau car elle avait survécu à ses parents ? Les gens parlaient beaucoup de ce drame et selon eux, elle était la sorcière, celle qui avait jeté le mauvais sort sur son propre sang. Le sourire d’Anna disparut car ses iris avaient viré au blanc. Ses yeux avaient dû disparaître à ce moment précis, se fondant dans la couleur laiteuse de la sclérotique. Ilyana détestait blesser Anna, elle secoua la tête et une teinte grisâtre reprit place. Elle ne pouvait pas faire mieux, la douleur était trop présente.
—Rends-moi mes lunettes, Anna, s’il-te-plaît, quémanda-t-elle, en détournant son regard du miroir.
Son amie s’exécuta à regret. Ilyana n’avait pas d’autre alternative, c’était sa seule protection face au monde cruel. Les deux jeunes filles sortirent des sanitaires pour se rendre en cours.
Depuis leur rencontre, alors qu’elles avaient à peine six ans, Anna n’avait jamais quitté Ilyana. 
Bientôt dix ans d’amitié, pensa-t-elle, souriante.
Bizarrement, Anna s’était toujours retrouvée avec elle en classe. Elle se doutait bien que sa mère qu’elle ne connaissait pas beaucoup avait surement aidé dans cette initiative. Est-ce que le directeur avait accepté de peur qu’elle ne lui jette un sort ? Un fou rire s’empara d’Ilyana. Anna l’observa, étonnée. Elles entrèrent dans la salle de Monsieur Michel, le professeur d’Histoire. Il les salua avant de se détourner vers son tableau. Il avait peur d’Ilyana, comme tout le monde d’ailleurs.
Les deux lycéennes s’installèrent comme à l’accoutumée dans le fond. Anna donna brusquement un coup de coude à son amie et Ilyana leva les yeux vers lui : Patrick Lomal, beau capitaine de l’équipe de foot, premier de la classe. Il lui souriait comme chaque matin et son cœur fit une embardée. Depuis son entrée en seconde, Patrick lui avait souri chaque jour. Elle n’avait jamais retourné son geste. Elle ne le pouvait pas. Le regard perçant de sa voisine et petite-amie Emilie lui rappelait clairement qu’il était sa « propriété privée ». Elle enserra d’ailleurs son bras et Patrick reporta son attention sur elle. Ilyana remercia ses lunettes car son regard avait changé et elle n’aurait pas supporté de lire la terreur sur le visage de ses camarades.
Le cours commença mais Ilyana n’écoutait pas. Ses pensées revenaient irrémédiablement sur son fardeau. Elle n’avait trouvé qu’une solution possible à ce mystère : elle n’était pas de ce monde.
Pendant son enfance, elle avait imaginé un pays où tout le monde aurait cette modification sur le visage et où elle pourrait pleinement s’épanouir, sans crainte. Hélas, elle était une adolescente et les fables n’existaient pas, tout comme ce monde imaginaire si beau.
Pourtant, elle voulait encore y croire et ce rêve, n’était-il pas la réponse à ses questions ? Si seulement elle parvenait à atteindre cette lumière…

Je tournoie sur moi-même en riant aux éclats, des flocons tombent sur moi m’enveloppant d’un manteau blanc. Je n’ai pas froid.

Suis-je en train de rêver ? Probablement.

Pieds nus, je marche sur le sol enneigé. Des brins d’herbe gelés glissent sous mes orteils. Je sens les rayons de la lune qui me réchauffent.

—Ilyana ?

C’est un murmure que je perçois dans la nuit noire. Qui m’appelle ?

Une bourrasque me frappe au visage. Brusquement, d’épaisses boules blanches et tranchantes m’encerclent, je suis gelée et le sang glisse sur mes avant-bras. Je supplie mère nature pour que cela s’arrête, tentant faiblement de me protéger de mes mains. Les épines insidieuses griffent, déchirent ma peau.

—Ilyana ?

C’est le souffle du vent qui me parle, me guide et me libère de ce cauchemar. Les perles glacées tourbillonnent autour de moi, me caressant. Je ne suis plus leur prisonnière.

—Ilyana ?

La voix devient plus forte. Je fais volte-face, mon regard s’attardant sur une lueur. Elle brille, elle m’éblouit, mais aussi m’attire irrésistiblement…

La main tendue en avant, je progresse à pas feutrés vers ce halo de lumière. Cet endroit m’est si familier, c’est étrange, mais je le sais, je le ressens : cet éclat est mon salut.

La neige forme un tapis blanc sur lequel je pose mes pieds. Elle aussi, elle sait que mon destin est lié à cette lueur. Elle m’indique à sa façon le chemin. Je ne marche plus, je flotte comme aspirée vers cette étincelle lumineuse. Je peux presque la toucher car malgré la distance qui nous sépare, mon âme lui appartient déjà. Il ne manque plus que mon corps pour établir le contact final.

—Ilyana.

—J’arrive, répondé-je à son appel désespéré.

Comme pour m’encourager, elle brille avec plus d’insistance. La délivrance est à ma portée, la distance a miraculeusement disparu entre nous. Je tends le bras et….




DRIIINNNGGGGG




Ilyana cacha sa tête dans l’oreiller en marmonnant.

—Ilyana, ma chérie, c’est l’heure !

La dure réalité la frappa à nouveau. Ce n’était qu’un rêve. Non, pardon, CE rêve ! Il la hantait si souvent ces derniers temps.

La jeune fille se redressa et fixa ses mains. Elle avait encore l’impression de ressentir la chaleur produite par cet éclat. Elle secoua la tête, elle était encore endormie, voilà tout.

Ilyana partit se préparer, elle ouvrit sa commode et sortit ses habituels vêtements : un sweat à capuche et un jean. Elle soupira, souhaitant se recoucher et appréhendant déjà la journée à venir.

—Et c’est reparti pour un tour…




Ilyana prit tout son temps, mais fut rappelée à l’ordre par une voix à l’étage inférieur.

Elle descendit le long escalier de chêne et sauta les deux dernières marches. Une habitude qu’elle avait prise.

—Tu vas arriver en retard un de ces matins, ma chérie.

La jeune lycéenne leva la tête vers sa grand-mère. L’usuel sermon ! Une routine qu’elle entendait chaque jour avant de partir. Elle ne dit mot, se servit un bol de lait et des tartines qu’elle mangea en silence. Toutefois, elle sentait le regard de la vieille femme sur elle, la scrutant. Elle soupira.

—Granny, ce serait sympa ! Imagine un peu : un jour, un retard et l’autre, je suis à l’heure ! Il faut casser la routine, tu le dis toi-même.

Elle analysa l’expression de sa grand-mère puis ajouta :

—Ma vie serait plus intéressante ainsi…

Granny s’approcha et repoussa une mèche de son visage. Une douleur pointa dans la poitrine de l’adolescente.

—Tu as beaucoup d’années devant toi, Ilyana. Tu es libre de choisir, ne l’oublie pas.

Parfois, lorsque sa grand-mère lui parlait, Ilyana avait la sensation qu’elle lui délivrait un autre message. Cependant, elle n’avait jamais osé la questionner sur le sujet. La jeune fille lui adressa un simple sourire, l’embrassa et termina son petit-déjeuner.

Granny se mit à lui raconter les nouveaux cancans du quartier. La vieille femme était tout ce qu’il lui restait. Ses parents étaient morts dans un accident de la route alors qu’elle n’était qu’un bébé. Granny l’avait élevée comme sa fille. Ilyana l’aimait plus que tout, pourtant elle ne pouvait se résoudre à lui faire pleinement confiance. Elle sentait qu’elle lui cachait quelque chose. Et puis, malgré tout l’amour que lui portait sa grand-mère, Ilyana aurait souhaité mourir avec ses parents. Elle, si différente…




La jeune fille regarda le soleil éclatant, il brillait avec intensité. Elle sortit ses indispensables lunettes noires. L’accessoire, sa seule protection, faisait presque partie d’elle. Elle les plaça sur son nez puis rabattit la capuche de son sweat. Lui aussi la préservait…

Elle monta dans le bus, la boule au ventre.

Comme toujours alors qu’elle franchissait les portes, chaque lycéen la dévisagea. Elle passa sa carte sur le lecteur et hésita à dire « bonjour » au conducteur. Il semblait aussi terrifié que les autres. Les « autres », ses semblables, paraît-il…

Un rictus apparut sur ses lèvres alors qu’elle s’éloignait dans le fond. Tout le monde s’écarta sur son passage. Ils l’observaient avec effroi pour la plupart, mais dès qu’elle les dépassait, elle les entendait. Elle percevait leurs mots si durs…

Enfant, ils l’avaient blessée plus que de raison. Elle, si innocente de nature, désirant simplement se faire des amis… Aujourd’hui, la plaie dans son cœur avait cicatrisé, mais cela ne l’empêchait pas de ressentir un léger pincement lorsque commentaires et autres brimades parvenaient à ses oreilles…

—Ilyyyy !

Son expression se métamorphosa. Oubliées les paroles acerbes des badauds, seule la main folle d’Anna, sa meilleure amie, avait désormais de l’importance. Elle était son unique amie. Parfois, elle se demandait pourquoi Anna l’avait choisie, elle…

Ilyana lui adressa un signe de la main avant de la rejoindre à leurs places habituelles.

—Il fait beau, tu ne trouves pas ? s’exclama son amie, enjouée.

—Comme chaque jour, Anna…Comme chaque jour.

—Pff, rabat-joie !

Elle lui donna une pichenette sur le front et ajouta :

—A croire que tu souhaiterais la pluie !

—Pluie, neige, vent ! Peu m’importe tant que cela détourne leur attention de moi.

Ilyana sentait encore leurs regards pesants sur elle et cela l’oppressa…

Elle enfonça un peu plus la capuche sur son crâne. Combien de fois l’avaient-ils traitée de sorcière ? Croyaient-ils vraiment qu’elle pouvait leur jeter un sort ?

—En te cachant, tu attires davantage l’attention, Ily !

Anna ponctua son affirmation en lui découvrant la tête. Ilyana la réprimanda avant de remettre sa capuche en place. Bien évidemment, cet intermède n’échappa pas aux autres occupants du bus et Ilyana maudit son amie en silence. Un bref instant, du moins, on ne pouvait jamais en vouloir éternellement à Anna. La jeune fille pinça les lèvres et posa une main sur la sienne. Ilyana leva les yeux vers elle, Anna sourit puis sans crier gare, lui retira ses lunettes. La lycéenne observa intensément la jeune fille.

—Oh, Ily, tu es si jolie. Tu n’es pas différente de nous, de moi, assura-t-elle, bouleversée.

—Mais je le suis, Anna.

Ses yeux se firent plus sombres et sa camarade n’esquissa aucun mouvement quand elle lui reprit ses lunettes.

—Pas pour moi, dit-elle dans un murmure, sa main pressant la sienne.

Ilyana serra ses doigts et Anna afficha une mine plus réjouie. Cela la réconforta et elle commença à lui raconter son week-end.

La jeune fille s’efforça de l’écouter. Anna était si différente d’elle, si parfaite, si belle, si normale…

Elle était petite mais bien proportionnée. Son visage ressemblait à celui d’une poupée de cire, les joues bien rouges et quelques taches de rousseur sur son nez fin. Sa chevelure flamboyante était aussi ardente que l’étincelle dans ses iris. Anna était son arc-en-ciel sous un ciel gris, une mélodie couvrant le tonnerre, un flocon duveteux dans la tempête de neige. Elle l’aimait plus que tout, néanmoins, elle l’enviait d’être si libre…

Ilyana était l’opposé de la jeune rouquine : très grande pour son âge, de longs cheveux d’un noir de jais. Pas étonnant avec un tel physique que tout le monde la voie comme une sorcière… Sa différence n’aidait pas non plus. Anna l’adorait, la lui enviait, et Ilyana la lui aurait volontiers cédée.

Peut-être que sans cette aberration, ils l’auraient considérée comme un être humain ? Elle était certaine que même Quasimodo et sa difformité n’avaient pas ressenti cela…




Le bus s’arrêta et Anna s’emparait déjà de la main d’Ilyana, l’entraînant presque en courant en direction du lycée. Elle manqua de trébucher, mais se rattrapa. Hors de question de se donner à nouveau en spectacle !

Sa meilleure amie poussa la porte des toilettes des filles. Par chance, la pièce était vide. Ilyana souffla un bon coup. Les endroits clos la sécurisaient bien plus que le véhicule scolaire. Elle n’empêcha pas Anna de lui retirer ses lunettes de soleil, cette fois.

La luminosité éblouit la jeune fille qui porta une main en visière sur son front. Anna ne la laissa pas agir bien longtemps et l’écarta sans ménagement. La lycéenne poussa Ilyana face au miroir et déclara, souriante :

—Ose le nier, Ily, mais tu es belle.

Elle ne dit rien, trop habituée au « rituel » de sa camarade. Anna espérait à la longue que cela la libèrerait… C’était impossible. Ilyana s’observa dans la glace et les vit. Ses yeux si anormaux, sa différence qui causait tant de peur aux autres, et tant de chagrin pour elle…

Comment de simples iris pouvaient-ils être la source de tant de peine ? Pourquoi tout le monde devait-il fuir face à elle ?

—Oh, Ily, comme je t’envie.

Anna avait murmuré ces mots si douloureux à ses oreilles. L’envier ? Elle ne la comprendrait jamais. Son amie s’installa sur le rebord du lavabo et la fixa de ses yeux pétillants d’admiration. Ilyana passa une main sur son visage.

Parfois, elle avait la sensation que le miroir la regardait avec des yeux envoûtants, si effrayants.

—Couleur océan, waouh ! s’exclama Anna.

Elle soupira.

—Non, Ily, pas le gris ! Allez, souris un peu.

Elle tourna la tête vers Anna et ses yeux si beaux la rassérénèrent. Elle sentit alors les siens prendre une autre couleur.

—Doré.

Ilyana opina du chef et Anna éclata de rire, parlant de la valeur de ces iris et combien on voudrait les acheter sur eBay ! Même si l’idée était invraisemblable, elle l’écouta, le cœur réchauffé.

Anna était la seule qui pouvait la regarder ainsi, avec tendresse et adoration. Pendant ce court laps de temps, elle se sentait comme quelqu’un de normal.

Le jeu des couleurs perdura. Anna usa de stratagèmes permettant à Ilyana de ressentir diverses émotions. La colère les rendait rouges ou noirs, au calme c’était le vert qui prédominait. Ses états d’âmes étaient la cause des changements constants dans son regard.

Granny disait que c’était un don de Dieu. Il avait une drôle de façon de la « choyer », elle voyait plus cela comme une punition.

Etait-ce son fardeau car elle avait survécu à ses parents ? Les gens parlaient beaucoup de ce drame et selon eux, elle était la sorcière, celle qui avait jeté le mauvais sort sur son propre sang. Le sourire d’Anna disparut car ses iris avaient viré au blanc. Ses yeux avaient dû disparaître à ce moment précis, se fondant dans la couleur laiteuse de la sclérotique. Ilyana détestait blesser Anna, elle secoua la tête et une teinte grisâtre reprit place. Elle ne pouvait pas faire mieux, la douleur était trop présente.

—Rends-moi mes lunettes, Anna, s’il-te-plaît, quémanda-t-elle, en détournant son regard du miroir.

Son amie s’exécuta à regret. Ilyana n’avait pas d’autre alternative, c’était sa seule protection face au monde cruel. Les deux jeunes filles sortirent des sanitaires pour se rendre en cours.

Depuis leur rencontre, alors qu’elles avaient à peine six ans, Anna n’avait jamais quitté Ilyana.

Bientôt dix ans d’amitié, pensa-t-elle, souriante.

Bizarrement, Anna s’était toujours retrouvée avec elle en classe. Elle se doutait bien que sa mère qu’elle ne connaissait pas beaucoup avait surement aidé dans cette initiative. Est-ce que le directeur avait accepté de peur qu’elle ne lui jette un sort ? Un fou rire s’empara d’Ilyana. Anna l’observa, étonnée. Elles entrèrent dans la salle de Monsieur Michel, le professeur d’Histoire. Il les salua avant de se détourner vers son tableau. Il avait peur d’Ilyana, comme tout le monde d’ailleurs.

Les deux lycéennes s’installèrent comme à l’accoutumée dans le fond. Anna donna brusquement un coup de coude à son amie et Ilyana leva les yeux vers lui : Patrick Lomal, beau capitaine de l’équipe de foot, premier de la classe. Il lui souriait comme chaque matin et son cœur fit une embardée. Depuis son entrée en seconde, Patrick lui avait souri chaque jour. Elle n’avait jamais retourné son geste. Elle ne le pouvait pas. Le regard perçant de sa voisine et petite-amie Emilie lui rappelait clairement qu’il était sa « propriété privée ». Elle enserra d’ailleurs son bras et Patrick reporta son attention sur elle. Ilyana remercia ses lunettes car son regard avait changé et elle n’aurait pas supporté de lire la terreur sur le visage de ses camarades.

Le cours commença mais Ilyana n’écoutait pas. Ses pensées revenaient irrémédiablement sur son fardeau. Elle n’avait trouvé qu’une solution possible à ce mystère : elle n’était pas de ce monde.

Pendant son enfance, elle avait imaginé un pays où tout le monde aurait cette modification sur le visage et où elle pourrait pleinement s’épanouir, sans crainte. Hélas, elle était une adolescente et les fables n’existaient pas, tout comme ce monde imaginaire si beau.

Pourtant, elle voulait encore y croire et ce rêve, n’était-il pas la réponse à ses questions ? Si seulement elle parvenait à atteindre cette lumière…

mercredi 30 décembre 2015

Couverture du tome 2 #RoyaumeDeFeanolis : La croisée des chemins et prologue :)

Voilà nous sommes le jour du Noël Feanolien et avec l’accord de mon éditrice, voici mes cadeaux
Je remercie toutes les personnages qui ont passé ces 10 derniers jours en ma compagnie et j’espère que vous avez apprécié ces anecdotes sur les personnages ! Si vous le désirez, j’en referai un tous les ans ;)

Prologue
—Une gardienne, c’est quoi, Mère ?
La jeune femme rousse sourit et caressa la chevelure de son enfant puis expliqua d’une voix douce et cristalline :
—Une gardienne est la personne la plus gentille au monde. Elle guérit les maux dans le cœur des gens et apporte la paix dans Feanolis. On dit que si on a la chance d’en croiser une un jour, le bonheur guidera nos pas.
Le petit garçon écarquilla les yeux et prit les mains de sa mère entre les siennes.
—Je veux voir la gardienne pour toi, Mère.
La rouquine eut un triste sourire et avoua en laissant une unique larme rouler sur sa joue :
—Oh Rhodan, j’aurais tant aimé combler ton désir, mais elle a disparu à présent.
L’enfant fit une moue abattue et sa mère le prit sur ses genoux en chantonnant à son oreille :
—Mais on dit qu’elle reviendra un jour et je veux que tu sois là pour l’accueillir mon trésor, tu me le promets ?
—Pour qu’elle te redonne le bonheur ?
La femme hocha la tête et le gamin assura d’une voix déterminée :
—Je le ferai pour toi, Mère !
La jeune maman et embrassa son fils. Une joie immense l’envahit à la pensée de ce petit être si innocent et si confiant en un avenir meilleur.
Soudain, un hennissement se fit entendre dans la cour. L’expression de la femme changea littéralement. Elle déposa son enfant au sol et lui ordonna d’aller à l’étage.
—Je veux pas ! s’écria le petit garçon à la mèche rouge.
Elle se pencha à sa hauteur et dit d’une voix douce, les larmes perlant au coin de ses yeux :
—Il le faut Rhodan. N’oublie pas ce dont nous avons parlé d’accord ?
L’enfant approuva d’un signe de tête avant d’obéir à sa mère et de monter l’escalier de marbre.
La porte d’entrée s’ouvrit en grand et alors qu’il pénétrait dans sa chambre, il entendit des cris puis un bruit lourd, comme si quelqu’un était tombé sur le sol. Le petit garçon de cinq étoiles referma la porte et se recroquevilla dans un coin, les mains sur ses oreilles pour occulter les hurlements provenant de l’étage inférieur…
Rhodan se redressa d’un bond dans son lit. Son cœur battait à une vitesse inimaginable. Il se prit la tête entre les mains et essaya d’effacer les images qui lui venaient à l’esprit. Il rêvait de plus en plus ces derniers temps et parfois, il n’était pas juste un petit enfant caché dans une pièce, il était là et voyait tout…
Sa tendre mère brutalisée par ce monstre et lui, impuissant face à tout ça.
Les rêves avaient véritablement reparu depuis sa capture chez Dantor. Pourtant, ils n’avaient cessé de se multiplier depuis cette illusion dans la forêt des Brumes…
Le brun soupira puis retira vigoureusement sa chemise trempée qu’il lança au sol et se releva. Il n’arriverait plus à dormir de la nuit de toute façon.
Ses pas le menèrent à l’entrée de sa maison. Il avait besoin de prendre l’air et d’effacer ses souvenirs, du moins pour un instant car il savait qu’il devrait vivre avec pour toujours.
Le jeune homme commença à marcher dans Apsonia. Il faisait nuit noire et tout le monde semblait endormi. Tout le monde ? Le brun remarqua brusquement de la lumière sur le site d’entraînement et il décida d’aller y faire un tour…
Sa surprise fut d’autant plus grande quand il comprit qui se trouvait en ces lieux. Ilyana était installée à même le sol glacé, ses mains devant elle, paumes visibles et les yeux clos. Il ne dit rien, se laissant envahir par son aura. Bizarrement, les paroles de sa mère lui revinrent à l’esprit. La Gardienne peut effacer les maux des cœurs. A cet instant précis, il se rendit compte qu’elle disait vrai, le brun se sentit brusquement apaisé et son aura se réchauffa. La jeune fille s’arrêta et le brun reprit contenance presque aussitôt. Elle se releva et il s’avança à sa rencontre.
—Tu as du mal à dormir, Gardienne ? l’interrogea-t-il, d’une voix suave.
Il ricana presque en voyant l’expression de la jolie brune à la vue de son torse dénudé.
—Il en faut peu pour te déconcentrer, ma belle.
Ilyana cligna des yeux avant de froncer les sourcils, essayant de masquer sa gêne et déclara d’une voix douce :
—J’ai trouvé un livre chez Kéfac et il explique comment utiliser ses pouvoirs à la tombée de la nuit. Il semble que c’est le moment le plus propice pour faire « corps » avec la nature.
Rhodan hocha la tête et affirma d’un ton taquin :
—Et on dirait bien que la nature et toi vous n’arrivez pas à communiquer, vu que ma seule présence t’a perturbée.
—Je ne me suis pas…Cela ne vient pas de toi, Rhodan, je venais d’arriver et je commençais à peine !
Il sourit en voyant les yeux de la Gardienne prendre une couleur rosée. Il commençait à bien la connaître et mentir n’était pas sa spécialité.
—Soit, je me suis trompé, petite fille. Je vais donc te laisser à ta méditation.
Il la salua puis se tourna pour partir mais la brunette le rappela.
—Tu disais vouloir m’aider à progresser et il semblerait que toi aussi tu fasses une insomnie.
Rhodan haussa les sourcils un court instant ; il ne savait pas ce qu’était une « insomnie » mais il se garderait bien de lui poser la question. Le brun l’incita donc à continuer et elle ajouta en le fixant de ses yeux dorés :
—Peut-être pourrions-nous nous exercer ensemble, tu l’as sans doute déjà pratiqué et moi non, alors…Cela m’aiderait sûrement à progresser.
Le jeune homme détourna les yeux et soupira. Il savait qu’elle devait le prendre comme de l’agacement, alors que pour lui c’était toute autre chose. Il avait du mal à la regarder et à ressentir son envoûtante aura. Elle avait un tel pouvoir de persuasion qu’il n’arrivait plus à lui refuser grand-chose et c’est cela qui l’inquiétait le plus…
—Rhodan, tu es d’accord ?
Le brun se retourna vers elle et accepta d’un signe de tête. Le sourire d’Ilyana grandit et il pensa alors qu’il se laissait envahir par son aura :
—Tu seras ma perte, Ilyana.

lundi 21 décembre 2015

Chronique du #RoyaumeDeFeanolis par Stephanie Vernet Auteure !

Je voulais partager avec ma premier chronique video faite par Stéphanie Vernet - Books & Writing addict que j'ai rencontré à Blois lors de mon premier "salon" (encore merci à la Magical Events ) Sa chronique m'a beaucoup touché et je la remercie pour ce petit cadeau avant les faites de noel !

Bon visionnage
Bisous
Lyly

lundi 14 décembre 2015

Chronique sur #RoyaumeDeFeanolis par Allison's World


Voici une nouvelle chronique sur mon Tome 1

Pour commencer je tenais à remercier ma copine Lyly de sa confiance, j'avais hâte de découvrir son premier roman et franchement je lui tire mon chapeau, je vais faire en sorte de ne pas spoiler car, je souhaite vraiment que vous découvriez son univers envoûtant (oui c'est le mot.) Le monde qu'elle a inventé est tout simplement stupéfiant, j'aimerai y vivre et oublier mes soucis de santés.

Lyly de sa plume m'a fait rêver, son héroïne Ilyana est un peu perturbée avec se qu'elle apprend au fil des pages, et avec sont statut elle va devoir se battre et affronter quelqu'un qui pour elle n'est pas censé exister.

jeudi 19 novembre 2015

Nouvelle chronique du #RoyaumeDeFeanolis par Dans notre petite bulle


Je dois avouer que je ne suis pas le public idéal pour ce genre de romans... Je préfère les livres plus adultes, l'écriture est pour moi trop "jeune", avec une héroïne et des personnages adolescents. C'est l'âge des premiers émois amoureux...
Malgré tout, j'étais curieuse beaucoup de choses m'intriguaient pour ne pas vouloir connaître la suite: le fait que les yeux de l'héroïne changent de couleur en fonction de ses émotions me fascine, ainsi que le rôle qu'elle a à jouer dans ce monde.
Et finalement, le fait que ce livre soit long (près de 400 pages) est un atout pour son auteur pour l'aider à bien poser les bases de son univers fantastique, de ses personnages très complets, avec leurs caractères bien trempés et les multiples rebondissements. Lyly a une écriture fluide et intéressante. Je pense que c'est une auteure à suivre qui doit continuer sur sa voie, elle mérite d'être connue.

samedi 7 novembre 2015

Nouvelle Chronique sur #LeRoyaumeDeFeanolis par Frédérique Arnoult



Cela faisait un moment que ce livre m’attirait. J’ai finalement sauté le pas et je l’ai lu, rapidement, trop rapidement.

L’histoire est intéressante, intrigante. On arrive assez vite à se plonger dans ce monde, en fait il ne faut que quelques pages pour être en totale adéquation avec l’histoire.
http://frederiquearnouldauteur.eklablog.com/le-royaume-de-feanolis-tome-1-la-cite-d-apsonia-de-lyly-ford-a119172876

dimanche 4 octobre 2015

Nouvelle Chronique de Pages après pages pour #LeRoyaumeDeFeanolis



Lyly Ford nous présente ici un univers fantastique, un univers intéressant et fascinant. On découvre des personnages attachants, un vocabulaire déstabilisant (j’ai eu du mal à assimiler le petit lexique fourni au début du roman) mais un roman qui captive. Je me suis totalement retrouvée happée dans cet univers que j’imaginais, que je visualisais dans ma tête au fur et à mesure de ma lecture. Je dois bien admettre que je me découvre un attrait pour ce genre de lecture qui fait marcher mon imagination pour « visualiser » le monde que nous offre l’auteur et je n’ai pas été déçue. Je suis juste restée sur ma faim car c’est un tome 1 et qu’il va falloir attendre pour connaître la suite des aventures d’Ilyana au royaume de Féanolis.

mercredi 23 septembre 2015

Badges reçus #LeRoyaumeDeFeanolis



Les voilà, ils sont beaux, non ?
Si cela vous intéresse, je peux vous en vendre même s'ils me serviront surtout en salon :)

chronique Mickaéline et ses livres sur #LeRoyaumeDeFeanolis



Voici une nouvelle chronique de L'avis de Mickaéline​
J'ai beaucoup aimé cette partie car oui, pour moi, à Feanolis tout le monde est gris. Un peu comme le commun des mortels car on ne peut pas être tout blanc, ou tout noir, je pense vous êtes d'accord avec moi sur cela, non ? ;)

C'est ça le tour de force de l'auteure, elle ne nous présente pas des personnages, parfaitement caricaturés, c'est sans doute ce qui les rends plus crédibles, car personne, n'est ni bon, ni mauvais. On a tous, un bon et un mauvais côté. C'est également le cas à Féanolis.

http://mickaelineetseslivres.blogspot.fr/2015/09/le-royaume-de-feanolis-tome-1-la-cite.html?spref=fb

mardi 8 septembre 2015

Chronique d'Alhomorra pour #LeRoyaumeDeFeanolis Tome 1




Bon parfois les chroniques sont bonnes, d'autres moins mais du moment qu'elles sont justes et constructives, je n'ai rien à redire là-dessus :)
C'est le cas d' Alohommora que je remercie pour son honnêteté. Bon le côté triangle, je vais plus me répéter car je déteste ça mais j'ai beau le dire que y en a pas...Enfin bref, mais sinon comme je l'ai dit avant, j'ai été surprise de l'engouement sur mon tome 1 qui est loin d'être parfait à mes yeux donc cette chronique... me fait plaisir dans ce sens là !
(Je suis sadique et un peu maso sur les bords, oui j'assume)


voici sa chronique :
http://alohommora.com/le-royaume-de-feanolis-tome-1-la-cite-dapsonia-lyly-ford/

dimanche 6 septembre 2015

Chronique de la Boulimique des Livres sur #LeRoyaumeDeFeanolis



Je vais mettre cette partie car je rigole toute seule en lisant ça...OUI, je ne suis pas tendre avec eux et que dire à part : Vous n'avez encore rien vu ;)

L'auteur n'est pas tendre avec ses personnages, ces derniers ont beaucoup soufferts par le passé mais ce n'est rien à côté de ce qui les attend, ils vont devoir faire des choix et certains seront très difficiles voire impossibles. Douleur, peur et atrocité sont très présents au Royaume de Feanolis. Mais heureusement l'humour et l'amitié sont là aussi et viennent compenser une partir de cette noirceur: cela permet de rendre l’atmosphère de ce roman plus joyeuse.


et Kudos car il est rare qu'on aime Rhodan alors je voulais le préciser lol

mercredi 2 septembre 2015

Nouvelle chronique par Ensorcellement Livresques du #RoyaumeDeFeanolis


N'étant pas fan de Fantasy j'y suis allée à reculons, j'ai remis ma lecture à plusieurs jours, mais voyant tous les avis positifs, je me suis lancée! Et quelle ne fut pas ma surprise. L'auteure arrive à nous captiver dès les premières pages. On veut connaître l’origine de la particularité du regard de la jeune fille. D’où vient-elle exactement. Et ainsi de suite. Et nous voulons connaître la suite!

vendredi 28 août 2015

Nouvelle chronique de Bouquineuses Accro pour #LeRoyaumeDeFeanolis




La plume de Lyly Ford est très agréable. Fluide, et facile à lire. Rien à voir avec le style lourd en description qu’on peu retrouver chez certains auteurs de fantasy. Et pour un premier roman publié, je trouve qu’elle place la barre haute !
https://bouquineuseaccro.wordpress.com/2015/08/26/le-royaume-de-feanolis-t-1-le-royaume-dapsonia-par-lyly-ford/

lundi 24 août 2015

Chronique par Les Tentatrices pour #LeRoyaumeDeFeanolis


Une couverture Magnifique, un résumé qui titille que demander de plus ? Bah que le contenue nous transporte, et tenez vous bien ce fut le cas malgré un début avec un peu de longueur pour nous présenter notre Héroïne Ilyana. Mais au bout de quelques chapitres, j’ai été transporté par l’histoire et surtout bluffée par la maîtrise de l’auteur sur son univers et sur le caractère de ses personnages. De plus en plus intriguée par la suite des évènements, j’ai juste dévoré chaque nouveaux chapitres pour en savoir plus.

Chronique d'Alhoa's Book pour #LeRoyaumeDeFeanolis



L'action est au rendez-vous, il n'y a pas de temps mort, on est constamment pris dans l'histoire.

En clair, je recommande ce premier tome. Il y a de la créature surnaturelle, de l'action et des rebondissements à gogo. L'univers est top. Bref, qu'attendez-vous pour vous le procurer

lundi 17 août 2015

Nouvelle Chronique pour #LeRoyaumeDeFeanolis par The Lovely Teacher addictions



J'avais depuis longtemps suivi le lancement de ce roman avec la première couverture puis celle actuelle et je dois avouer que j'étais impatiente d'entamer ma lecture. Je ne fus absolument pas déçue et j'ai dévoré ce roman.

Je ne suis pas forcément une fan absolue de fantastique mais j'aime découvrir de nouveaux horizons et ce fut un régal avec le roman de Lyly Ford. Parfois, quand on lit des romans fantastiques nous sommes submergés de détails qui se noient dans la masse et les personnages apparaissent ici et là pour ne plus revenir mais ici , nous avons la possibilité de découvrir et donc de s'attacher à tous ces personnages.


http://thelovelyteacheraddictions.blogspot.fr/2015/08/plongez-vous-dans-un-roman-fantastique.htmlhttp://thelovelyteacheraddictions.blogspot.fr/2015/08/plongez-vous-dans-un-roman-fantastique.html

Nouvelle Chronique pour #LeRoyaumeDeFeanolis par Les Reines de La nuit


Ce roman se lit d'une traite tant nous sommes happés par cet univers et ces personnages. Tout est présent pour faire de ce moment un véritable plaisir de lecture : action, humour, mystère, amitié, trahison, révélation...

http://lesreinesdelanuit.blogspot.fr/2015/08/le-royaume-de-feanolis-t1-la-cite.html

Nouvelle chronique pour #LeRoyaumeDeFeanolis par Nos Lectures, Nos passions



Les rebondissements sont incroyables, logiques, époustouflants. L’intrigue est prenante dès le départ, pleine de rebondissements et d’émotions. Je n’ai pas pu décrocher de ce livre.

Ce premier tome est tout simplement un énorme coup de cœur pour moi, je ne vous dirais qu’une chose s’est foncé sans hésiter. Il me tarde de lire le tome deux.

mardi 11 août 2015

Nouvelle chronique #LeRoyaumeDeFeanolis par Rêves et Imagines



Nouvelle chronique par Rêves et Imagines :)

Ce fut une bonne lecture et j’avoue que la fin m’a vraiment intriguée encore plus car je doutais d’un personnage depuis le début et je me demande, du coup, si j’ai raison… Alors, il ne me reste plus qu’à patienter pour découvrir le tome 2 du Royaume de Feanolis… Il n'y a pas à dire, la Fantasy française a de beaux jours devant elle !

 http://revesetimagines.canalblog.com/archives/2015/08/11/32470176.html